Colorimétrie

Page mise à jour le 8 mai 2026

Cercle chromatique

En colorimétrie, les couleurs sont placées sur un cercle chromatique appelé aussi disque de Newton. En gros, si l’on divise le cercle en 6 parties égales, le violet se trouve en bas, le jaune en haut et, dans le sens des aiguilles d’une montre, on a la succession : violet, bleu, vert, jaune, orange et rouge. Les britanniques semblent diviser le cercle en 8 parties égales (cf. ci-contre) mais peu importe.

A noter que sur un cercle chromatique, le blanc (lumière, combinaison de toutes les couleurs), est placé au centre. Le noir (ténèbres, absence de couleur) se trouve conventionnellement à l’extérieur.

Les couleurs opposées sur le cercle sont dites complémentaires.

Couleurs complémentaires

Pour la petite histoire… Ce n’est pas à Isaac Newton que l’on doit la notion de couleurs complémentaires. Newton, qui a décomposé la lumière blanche grâce à un prisme, a montré que si l’on disposait les couleurs sur un disque et qu’on faisait tourner ce dernier, on recomposait la lumière blanche. Il a disposé les couleurs dans l’ordre où elle se trouvaient en sortie du prisme. Il aurait pu choisir un ordre aléatoire, le résultat aurait été le même.

En 1810, dans son Traité des couleurs, Johann Wolfgang Goethe s’intéresse à la perception humaine des couleurs. Il remarque que l’œil, après avoir vu une couleur, « appelle » sa couleur opposée (le phénomène d’image rémanente). On peut parler dès lors de couleurs complémentaires.

En 1839, le chimiste français Michel-Eugène Chevreul théorise les observations de Goethe dans son traité De la loi du contraste simultané des couleurs. Sa théorie révolutionne la peinture des Impressionnistes et de Van Gogh. Il faudra attendre les travaux du physiologiste Ewald Hering pour connaître l’explication scientifique liée à nos cellules réceptrices de l’œil : les cônes.

Représentation moderne du cercle chromatique

Le graphe ci-contre est une représentation moderne du cercle chromatique. Il a été établi par une commission internationale (CIE) en 1931. Vous remarquerez que certaines longueurs d’onde y figurent. Même si certaines de celles qui nous concernent sont manquantes, il est relativement facile de les placer. Par extrapolation, on pourrait à la rigueur placer la longueur d’onde 780 nm quelque part au dessous de 700 nm.

Comme pour la représentation simplifiée des couleurs sur le disque chromatique : les teintes claires et le blanc sont au centre ; les teintes sombres sont, en principe, à la périphérie. Toutes les couleurs présentes sur ce diagramme sont celles visibles par l’œil humain.

Il n’est pas question d’utiliser le graphe ci-dessus pour chercher la Chouette. Celui-ci est seulement fourni à titre d’indication.

Spectroscopie et valeurs RVB approximatives

Le physicien et astronome Dan Bruton a créé un algorithme qui permet, à partir de la longueur d’onde d’une couleur du spectre visible, de fournir les valeurs de rouge, de vert et de bleu (entre 0 et 255) permettant de visualiser celle-ci. L’algorithme est utilisé dans cette application du Wiki Chouette. On peut considérer que les couleurs des chouettes en entête des énigmes sont proches de ces couleurs restituées.

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